Bande de fous!!!!!!!

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 Ma nouvelle :D

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Al'
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Date d'inscription : 21/02/2015
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MessageSujet: Ma nouvelle :D   Mar 10 Mar - 20:00

Voici mes nouvelle j'espère qu'elle vous plaira Smile

8 Août 1914
A Cailly

Eugène,
Eugène j’espère que tu vas bien. Ici, c’est plutôt calme. Nous n’avons eu aucun problème depuis la mobilisation du pharmacien et du docteur. Je tenais à te dire que je suis très fière de toi et que tu nous reviendras en entier. Pour me consoler de ton absence, je me rappelle ce jour, celui où tu es parti. Tu te souviens ? C’était un dimanche on était parés de nos plus beaux atours et tu venais de me demander ma main. J’étais si heureuse. Et puis les cloches ont retenti comme si elles célébraient cette nouvelle avec nous. A ce moment je ne me doutais pas que ce serait ce que les anciens redoutaient le plus. La guerre me semblait ridicule car ici à Cailly nous n’avions jamais pensé (mis à part les anciens) qu’elle reviendrait. Mais la voilà emportant avec elle nos hommes – le boucher, le boulanger, le docteur, le pharmacien, et toi… mon époux. Chaque jour qui passe, je prie pour que tu nous reviennes en bonne santé et entier, avec toute ta tête. Pour subvenir à nos besoins, nous nous serrons les coudes entre femmes et avec les quelques hommes trop vieux ou trop jeunes pour être mobilisés ou blessés. Ne t’inquiète pas pour nous, nous nous débrouillons. Et puis comme beaucoup le disent, tu seras de retour avant Noël. La guerre ne durera pas longtemps ! J’attends ta réponse avec impatience. S'il te plaît, écris- nous, nous en avons besoin.

Ta Marie qui t’aime.


Marie leva sa plume de la feuille et la relut plusieurs fois en se demandant ce que pouvait bien faire son cher et tendre. Elle allait replier sa lettre quand elle fut interrompue par une voix.
« Marie ! – cria la voix du palier – descends vite, on a besoin de toi dans les cultures » C’est la mère Jeanne, la pauvre, elle si douce, attentionnée, elle qui vient de perdre son mari. Marie descendit doucement l'escalier puis sauta les dernières marches. Elle vit la récente veuve, elle était habillée d’une chemise d’homme trop grande pour elle, tachée par la boue. Avec le désespoir qui émanait d’elle malgré son jeune âge, elle paraissait avoir dix ans de plus avec ses cernes sous ses yeux rouges, et elle portait un pantalon en toile tout aussi taché et usé par le temps que la chemise.
« Je suis là, Jeanne » répondit Marie au regard impatient de son amie « que se passe-t-il ? ».
Jeanne leva les yeux au ciel, exaspérée.
« Marie, quand te décideras-tu à regarder la vérité en face! C’est la guerre et nos hommes sont partis combattre. On a besoin de toutes les mains disponibles, et il me semble que les tiennes le sont ! »
La jeune épouse esquissa un petit sourire puis sortit dehors sous le soleil de plomb. Nous étions le 8 Août 1914 et cela faisait 5 jours que le jeune homme était parti accompagné de ceux du village, il ne se passait pas une minute sans que le cœur de la jeune femme soupire en attendant le retour de son amant.
30 Août 1914.
Le soleil brûlait tout sur son passage dont les dos des pauvres femmes obligées de travailler dans les cultures. Malgré la fatigue, les positions inconfortables et les courbatures, elles continuaient sans relâche. Marie - vêtue d’une chemise d’homme usée et tachée de boue et d’un pantalon en toile tout aussi usé – releva la tête avec ses camarades quand elle entendit des coups de feu. Son sang se glaça et ne fit qu’un tour elle ne pouvait pas laisser les soldats s’entretuer pas ici, à Cailly, un village qui ne connaissait presque pas de conflits. Elle attendit que les femmes se fussent enfuies vers le village pour avancer en direction des coups de feu.

30 Août 1914
A Cailly
Eugène,
J’ai bien reçu ta lettre qui disait de ne pas prendre de risques inutiles. Ne t’inquiète pas. Ici, à Cailly, c’est aussi calme qu’avant ton départ.
Marie frissonna en se rappelant les souvenirs de la veille, les coups de feu lancés par M. Méchin qui devenait fou de ne pouvoir participer à cette guerre. Elle regarde par la fenêtre et vit Jeanne bêcher dans le champ d’à côté puis reprit sa lettre.
Dans ta lettre, tu dis que tu ne crains rien car placé en deuxième ligne les morts sont rares. Oh Eugène comme j’aimerais te croire mais je ne peux que m’inquiéter de ne te revoir bientôt. Comme la maison est vide sans toi ! Jeanne – te rappelles- tu Jeanne - La femme de ton ami Pierre. Elle m’a gentiment hébergé après la mort de son époux. Je ne sais si tu es au courant mais Pierre est décédé le 7 Août en voulant aider des habitants à déménager. Une balle perdue, tu te rends compte à 3km du front c’est pour cela que je te demande de faire attention à toi, Eugène. Si il te faut des produits, n’hésite pas à le demander. Ici, on se cotisera pour te les donner. Je t’aime.
Marie


Après avoir écrit sa lettre, la jeune femme se leva et alla se changer pour aider Jeanne à bêcher. Ici, à Cailly, si on ne s’occupe pas à faire quelque chose, on pense aux pires choses qui puissent arriver. Après avoir remonté les manches de sa chemise Marie prit un outil et s’attela à la tâche. Au bout d’une heure, après avoir retourné une partie du champ avec les autres femmes du village, elles se dirigea avec toutes les autres vers la maison de Jeanne où on se réunissait au moins une fois par jour après le travail pour prendre des nouvelles et se soutenir moralement.
En entrant dans la pièce, c’est d’abord avec surprise mais ensuite avec joie qu’elle vit son meilleur ami endormi près de la cheminée. Elle accourut vers lui puis s’arrêta net en le voyant couvert de bandages et avec une jambe en moins, Marie sentit les larmes lui monter aux yeux mais se ressaisit et le regarda sous tous les angles possibles sans le réveiller – Jeanne, qui n’avait pas raté une miette de la scène posa, sa belle et longue main abîmée par les travaux manuels sur l’épaule de son amie Marie et lui murmura à l’oreille d’une voix douce:
« Mon ange, laisse-le se reposer, il a vécu des choses horribles laisse-le récupérer un peu tu pourras lui parler une fois qu’il sera réveillé »
Elle emmena doucement la jeune femme, en la tenant toujours par l’épaule, vers une chaise en bois où elle la fit asseoir. Une fois remise de ses émotions, Marie écouta d’une oreille distraite, l’esprit occupé par des millions d’images qui s’entremêlaient. Eugène blessé comme … ou pire, mort, allongé dans la boue, défiguré. Jeanne comprit ce qui se passait dans la tête de la jeune femme quand elle la vit fondre en larmes. La jeune veuve fit remonter son amie dans sa chambre pour qu’elle puisse dormir et pleurer tout son saoul. La jeune femme ne redescendit que quand elle se fut calmée et s’assit à la table sans regarder son ami endormi. Une fois la réunion terminée, elle fut la première à partir et à se diriger vers sa maison, qu’elle n’avait pas habitée depuis le départ de son époux. Leur maison était une demeure toute simple avec une bande de gazon devant. Elle comportait un atelier pour Eugène qui vivait de sa passion, la peinture. Marie entra dans l’atelier de son époux et se laissa choir par terre devant le tableau inachevé du jeune homme. Il représentait Marie au bras de son homme Eugène, tous deux vêtus de leurs plus beaux atours, elle dans sa robe blanche d’été et lui dans son costume trois pièces. Ils arboraient tous les deux un grand sourire car il venait de lui demander de vivre avec lui. C’était il y a quatre ans. Marie pleura à chaudes larmes en repensant à ce jour-là.
Jeanne, ne voyant pas Marie revenir, s’inquiéta et partit à sa recherche. Ce n’est qu’au bout d’une heure qu’elle pensa à aller voir dans l’atelier du jeune peintre. En entrant dans la pièce la jeune veuve s’assit à côté son amie et lui murmura d’une vois réconfortante :
« Marie, ma douce Marie, Eugène va revenir. Ne t’inquiète pas, il ne lui arrivera rien il est l’homme le plus chanceux que j’aie vu ! »
Marie regarda son amie, les yeux tristes et opina du chef pour montrer qu’elle arrêtait de pleurer puis, essuyant ses larmes, elle rentra avec Jeanne chez la jeune veuve pour parler avec son ami.
Elles entrèrent dans la modeste demeure qui n’était décorée que de photos des jeunes couples Pierre et Jeanne, ainsi que d’Eugène et Marie. Les photos étaient posées sur une cheminée en bois qui faisait la hauteur du plafond. Il n’y avait qu’une table située au milieu de la pièce entourée de chaises ainsi qu’un fauteuil occupé par un homme.
Marie s’approcha de cet homme lentement puis le secouant doucement pour le réveiller. Celui-ci se réveilla en hurlant :
« Nan ! Laissez-moi tranquille ! Je ne veux pas ! Mon ami est...» il se tut en voyant la jeune femme penchée au-dessus de lui :
« Marie !!!! Mon amie co…comment vas-tu ? »
La jeune femme le regarda, soupçonneuse
« Jean qu’est-ce que tu allais dire ?! -s’inquiéta la jeune femme – qui allait… »
Elle n’eût pas le temps de finir sa phrase que Jeanne la coupa en criant
« le Maire !!! le Maire il entre chez les Méchin » . Tous se précipitèrent vers la maison d’en face quand le maire ressortit de la maison pâle et triste.
Ils comprirent à sa tête que le fils Méchin était mort au combat. Ne voulant pas déranger les parents pendant leur deuil, ils retournèrent chez eux en silence.
Le lendemain matin, Marie se réveilla en sursaut et en sueur. Elle venait de rêver qu'Eugène lui souriait puis tombait, en gardant son sourire, mort, tué par un homme défiguré tenant à la main un fusil. Après avoir repris ses esprits, elle se leva doucement et descendit l'escalier escalier lentement, encore sous le choc. Elle avait l’impression que son cœur se déchirait. En voyant son amie dans un état second, elle comprit ce qui lui arrivait, courut la prendre dans ses bras pour la rassurer et lui murmura des paroles réconfortantes à l’oreille. Jeanne n’avait que quelques années de plus que Marie mais elle se comportait comme une mère avec son amie. Une fois la jeune fille assise et remise de ses émotions, devant un morceau de pain rassis, seule chose qui leur restait comme nourriture, des morceaux de pain, quelques morceaux de viande quand M. Méchin revenait de la chasse et des légumes qui venaient des champs mais rien de plus. La guerre leur avait emporté leurs hommes ainsi que leurs seules sources de ravitaillement en dehors des champs.
Elles entendirent des bruits de pas dans l’allée, se levèrent d’un même geste et restèrent pétrifiées en voyant le maire de Cailly avancer dans l’allée. Il était habillé de noir et avait la tête baissée et une lettre dans la main.

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MessageSujet: Re: Ma nouvelle :D   Mer 11 Mar - 20:52

J'adore tu es trop forte!!! *-*
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle :D   Jeu 4 Juin - 18:27

j'ai perdu le concours d'écriture avec cette nouvelle dommage Sad
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle :D   

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